I’ve got a video of a baby panda sneezing

 

Il n’y a pas à dire, de temps en temps, mais de temps en temps seulement, un bon vieux James Bond, finalement, ça ne fait pas de mal.

C’est comme de relire un Agatha Christie ou de tomber par hasard sur un épisode de Cat’s Eyes, ça amène avec soi une flopée de souvenirs d’enfance, cette étrange ambiance du dimanche soir où l’on avait le droit de ne regarder que le début du film, avec cette drôle de boule au ventre parce qu’il y avait interro le lendemain ou que l’on devait faire signer par ses parents le mot sur le carnet de correspondance qui expliquait pourquoi on avait été collé, et ça uniquement pour un misérable chewing-gum mâchouillé discrètement en classe alors que jamais, au grand jamais, on aurait pensé à le coller sous la table pour s’en débarrasser, c’est bien trop dégueu.

Honnêtement, j’ai plein de chouettes souvenirs d’enfance. Les goûters au Nutella, la balançoire dans le jardin, la sensation que le monde tournait sans qu’on ait besoin de faire quoi que ce soit, comme par magie le dîner était toujours prêt et on avait toujours des fringues propres dans son armoire.

Mais il y a une chose que je ne regrette pas, c’est ce sentiment d’impuissance face à un monde rempli d’adultes sûrs de leur autorité.

Et même si aujourd’hui, j’obéis à d’autres formes d’autorités, les factures mensuelles, les responsabilités, je n’ai plus cette boule au ventre avant d’aller me coucher.

Peut-être juste que grandir, c’est se résigner.

Mais toujours est-il que le dimanche soir, je peux regarder le film en entier.

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