Give me a break, will you ?

 

J’aurais a-do-ré assister aux Golden Globes et aux Oscars. D’abord parce qu’aux premiers, on mange apparemment très mal mais on picole bien, parce qu’il y a un bar au fond de la salle sur lequel tout le monde se rue pendant toutes les coupures pubs, et comme il y en a une toutes les deux remises de prix à peu près, tu peux imaginer l’ambiance au bout d’une heure.

Une question : est-ce que Steven Spielberg chante quand il est bourré ? Damned, j’aurais bien aimé être là.

Et ensuite, parce qu’il n’y a pas à dire, les Américains sont quand même vachement plus forts que nous pour les cérémonies : même si, comme partout, des tonnes de compliments et de superlatifs fusent dans tous les sens, ils ont ce don incroyable pour le faire avec une sincérité sans doute feinte mais dont personne n’arrive à égaler la justesse de ton.

Je suis sûre que les Américains sont les plus doués au monde pour dire « I love you sooooooo much » sans le penser vraiment.

Et sinon, j’aimerais bien savoir pourquoi, dès que des futures et des jeunes mamans se retrouvent dans une même pièce, elles se mettent invariablement à parler de leur grossesse et de leur accouchement avec une totale impudeur. Sincèrement, je trouve ça terrible parce que j’ai cette drôle de tendance à visualiser ce qu’on me raconte, et quand une femme que je ne connais pas me précise à quel niveau de dilatation elle était à son arrivée à la maternité, je ne peux pas faire autrement que de l’imaginer sur la table d’auscultation avec les pieds sur les étriers, et à moins d’être très proche de la personne, ça me gêne quand même un peu.

Et pour finir, je trouvais que Kate Winslet avait cette image de jeune fille sage et posée, et il semblerait en fait qu’elle soit plutôt du genre surexcité.

Mais c’était peut-être l’effet Red Carpet, je ne peux pas dire.