Il ne faut pas confondre attitude et personnalité

 
J’ai fait une constatation étonnante.

A la caisse d’un supermarché. Devant moi, un énorme type, grand et gros, les cheveux sales, le visage rouge, le genre de gars dont on devine facilement qu’il ne doit pas avoir une super super hygiène de vie. Devant lui, sur le tapis: une pizza maxi format, un soda, une bouteille de whisky, du fromage râpé.
Derrière moi, un homme en veste de velours, la trentaine métro, une écharpe nouée court autour du cou, les cheveux négligemment gominés, la peau rasée et hydratée. Sur le tapis: des herbes aromatiques, de l’huile de raisin et du vinaigre balsamique, une bouteille de Saint Joseph, du riz parfumé commerce équitable, du fromage à la coupe, du chocolat noir 75% de cacao, des produits d’entretien écolos.

Et moi, au milieu, un jean informe, des Superga crades aux pieds, un t-shirt vieux de cinq ans, un foulard dans les cheveux, des pâtes fraîches, du soda light, une salade verte en sachet, des biscuits, des noix de pécan, du chocolat au lait, des tomates cerises et du jambon sous vide.

On ressemble à ses courses.

Et pour ma part, aucun style dans mes fringues, aucun style dans mon panier.